Next teaching in Paris August

 

Nihonga workshop 5 days. August 3/4/5/6

Level: Beginners accepted

Duration: 5 days. From 10 am till 6 pm (one hour meal break, 30 minute morning break)
Materials: pigments, animal glue (nikawa), silk cotton, frame, Japanese paper, Japanese brushes.
Level: accessible any levels
Global objective: through the knowledge of the traditional materials, and technical exercises, to acquire the bases of the  traditional Japanese painting (nihonga) .
Intermediate objective:
Create 2 pictures (21/29,5) from a proposed motif or one brought by the participant, and several small sizes (12 /14 cm – 4.75 x 5.5 in) for the exercises (8 processes)

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Program
Day 1 and day 2:
Presentation of the participants and their expectations with regard to the course.
Presentation of materials, supports, Technical tools:
Preparation of the glue (nikawa)

Preparation of the paper (washi)

Mounting of the paper on a panel

How to prepare pigments

Preparation of the gofun

Sketch and its transfer

Drawing with ink

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Various stylistic processes:
Backgrounds and media effects
Bokashi (gradation)
Katabokashi (bleeding one side of a painted line)
Sotoguma (bleeding the outside lines of a painted area)
Tarashikomi (stain in wet ink)
Momigami (creased paper)
Moriage (Relief painting)
Misting,
Metal leaf (Altered, 2 techniques of oxidation with sulfur)
Technique of mawabata: absorbent silk cotton / juice of kaki (Kakishibu) as stencil

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Day 3 and Day 4
Creation of an average size by choosing among techniques proposed during the first two days.
At the end of the day, a projection of clips of documentary movies about the nihonga (artists in the work) will be proposed

Day 5
Experiment and western materials
Use of pigments and animal glue
Powders of French shell (Ostrecal)

Gesso and relief

Collage technique

Nihonga on wood

Duration: 35 hours

Cost: 5 day workshop 500 euros, or 100 euros per day + 30 euros annual membership

N.B.: the program can be adapted according to the schedule (workshop from 1 to 5 days)

For more information, please contact: 0609390742

pigmentsetarts@yahoo.fr

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Workshop views

Valérie Eguchi is French.
Painter trained in the traditional techniques of ornamental paint in 1987, she travelled repeatedly in Japan, where she discovered the practice of the Japanese paint Nihonga .

She was trained in 2007 with Yiching Chen at her “Pigments et Arts du Monde” association.

At the end of 3 years of studies and practice, fascinated by this mode of expression, she passes on her discoveries by means of initiations and by demonstrations.

Lieu: AGORA (maison des associations)

18 rue Aristide Briand à Issy les Moulineaux

A 5mn de la Station Tram T2 “Les Moulineaux”

(A 11mn de la Porte de Versailles à PARIS)

Best accomodation:

Hotel Ibis

 

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Japanese painting (nihonga) classes in Paris

Learn nihonga with Valérie Eguchi

With Nihonga, I suggest discovering the feel of the material, and the play of the shines and matte effects due to the brightness of the crystals in the pigments, metallic sheets and oxidations.
In Japanese painting all the materials are prepared by the artist.
Once a basic sketch is completed, individual pigments are mixed with some water and Nikawa on a small dish.
Nihonga gives us a sense of inner peace and brings us outside of our day-to-day urgencies.
We are able to do this because of the time taken to prepare for each painting. It is also a time of necessary reflection for every element entering the composition of the picture.
These initiations into Nihonga take place under the guidance of the instructor through workshops, or regular courses in Paris, and in Issy les Moulineaux (sud Paris )
The workshops take place in a quiet environment, in which each participant receives equal attention and is able to share the knowledge imparted by the instructor.

2016 Dates

Weekend 2 days:
January: 9/10

Fébruary: 6/7

March: 12/13

April: 9/10

May: 21/22

June: 21/22

With Nihonga today, artists compete using elements of craft and creativity to create new effects.
Shinji Matsumura, a japanese painter, Shu-Chen a Taïwanese painter, used those effects for some of their creations..

Discover the effects of silk cotton applied to metal leaf
We use some silk cotton which we stretch on a chassis, to create a natural cotton lace.
This lace is solidified with the kakeshi boeshi (juice of fermented khaki otherwise known as persimmon).
The lace then serves as a stencil through which we shall fix pigments, metallic powders or metallic sheets.
Models are then proposed to realize a small picture
Places are limited to 5 persons
Different effects:

Shu-Chen present this technic in a video
For more information, please contact: 0609390742

pigmentsetarts@yahoo.fr

Happy New Year!

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I wish you a happy sheep year!!

2015 is the Year of the Green Wooden Sheep. (Hitsujidoshi – 未年)

Here are the new dates for nihonga workshops at the gates of Paris

2015

Janvier: 17/18/19/20

Février: 14/15

Mars: 14/15

Avril: 11/12/13/14

Mai: 16/17

juin: 6/7

Détails:  www.pigmentsetartsdumonde.com

 

 

Peindre avec Ito Jakutchu 伊藤若冲

Ito Jakutchu (1716/ 1800) né à Kyoto, est un peintre qui a vécu au cours deuxième partie de la période Edo, une époque particulièrement riche en créativité. da2f7dd9ff3d76136716e18abcc7e4b7
Issu d’une famille de riches marchand, libre de toutes contraintes économiques et mêmes artistiques, sa formation a principalement dérivé de sources d’inspiration issues de la nature et de l’examen des peintures chinoises dans les temples Zen.

Il croyait que toutes les créatures vivantes avaient le «shinki» (Esprit de Dieu), et il a commencé à peindre pour le capter.

Certaines sources indiquent qu’il a peut-être étudié d’après l’oeuvre de Ooka Shunboku , un artiste connu pour ses peintures de fleurs et d’oiseaux. Bien qu’un certain nombre de ses tableaux représentent des créatures exotiques ou fantastiques, telles que les tigres et des phénix, il est évident à partir du détail et l’aspect réaliste de ses tableaux de poules et d’autres animaux qu’il a basé son travail sur l’observation réelle. Ses modèles sont des oiseaux qu’il élève dans son jardin dont un paon et un perroquet, très rare à cette époque, et diverses sortes de coqs.
Daiten Kenjō, supérieur du temple Shōkoku+ji, qui entretint une amitié profonde avec le peintre, nous transmet dans le texte «Ketsumei» gravé sur une stèle à la mémoire de l’artiste: «Il n’y a rien qui surpasse le fait de regarder les choses directement, et de faire fonctionner son imagination sur ce qu’on va peindre. C’est cela le plus important»
Par ailleurs , il est amusant de constater que certaines oeuvres plus fantaisistes ont pu être inspirées par des albums à dessin alors que la technique de l’estampe était en plein essor. En effet , dans sa série “le monde coloré des êtres vivants” on peut découvrir la représentation de coquillages étalés sur le sable dans une disposition loin d’être réaliste. Elle pourait avoir été inspirée par l’album “Dessins pour ranma” publié en 1734 par Ooka Shunboku, alors que Jakutchu avait tout juste 20 ans.
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Jakutchu travaillait donc en observant minutieusement la nature , mais il développa son style si original grâce également à la copie de peintures anciennes, en déformant les modèles et en les personnalisant.

Il est également tout à fait possible que le modèle, avec sa facture liée étroitement à la gravure sur bois aie facilité la stylisation de certaines des oeuvres de Jakutchu.

On peut d’ailleurs penser qu’il en fut autant pour un grand nombre d’oeuvres réalisées par les peintres de cette période, qui sont paradoxalement très souvent des copies de maîtres anciens. La raison est que les techniques de reproduction (l’estampe) ont contribué à l’apparition de nouveaux styles de peinture, grâce à une large diffusion des modèles, qui furent accessibles aussi bien aux autodidactes qu’aux étudiants des écoles, et aux artistes professionnels; mais aussi grâce à l’obligation pour le peintre de “copier sans copier”, de donner un caractère physique au modèle issu de procédés mécaniques, et donc de trouver des solutions plastiques pour transcender le modèle. C’est alors qu’apparaitra entre autres, la peinture au doigt (Shitogâ) et la peinture sous l’emprise de l’alcool (Suisaku).
Pour revenir au peintre Ito Jakuchu, j’ai pu découvrir grâce à mon amie Emiko un très intéressant documentaire qui lui était consacré sur la chaine japonaise NHK.

On découvre dans ce très beau documentaire, une exploration microscopique de quelques oeuvres de Jakutchu. En effet au Japon, pays à la pointe du point de vue technologique se trouvent les outils les plus perfectionnés du monde comme j’ai pu le découvrir lors de ma visite de l’Université Kibi .
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Pour commencer, l’étude de l’oeuvre “Érable et petits oiseaux” rouleau peint sur soie, montre grâce à l’observation avec un matériel de haute technologie, le procédé que le peintre a utilisé pour obtenir une vibration des couleurs.

Le peintre a utilisé le procédé “ura-gu” (coloration inversée):

L’application de l’ura-gu est limitée à la soie et principalement aux thèmes des figures, fleurs et oiseaux. La même couleur est appliquée sur l’envers puis sur l’endroit. Habituellement la même couleur est utilisée sur l’endroit et l’envers, mais cela dépend de celle utilisée sur l’endroit; une couleur différente peut être utilisée. L’application de l’ura-gu est considérée comme un style de peinture.

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Après avoir reproduit le procédé, on constate en comparant deux modèles peints avec coloration unique et coloration inversée, la manière dont se reflète la lumière sur les particules de couleurs.
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Il en résulte une vibration et une luminosité augmentée sur le modèle en coloration inversée.
Des années plus tard les impressionnistes et les pointillistes utilisèrent d’autres procédés dans leur quête de la lumière.
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Une autre oeuvre est ensuite l’objet d’une étude approfondie: “Le vieux pin et le phoenix blanc” est une peinture qui fait partie des 30 rouleaux de la série “le monde coloré des êtres vivants” comme le précédent.
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Cette fois l’arrière de l’oiseau au verso de la soie est recouvert de feuille d’or pour obtenir un effet translucide grâce à la finesse de la trame.
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Dans le cadre d’un cours j’ai proposé à une élève de travailler à partir d’une oeuvre d’Ito Jakutchu.
Mouki a choisi “les coqs”
Ce n’est pas réalisé sur soie mais sur papier japonais, les pigments sont des pigments suihi.
C’est un bel exercice et une occasion d’apprendre à travailler le plumage façon “écailles de poissons” comme le représentait le peintre.
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Quelle est la plus grande difficulté que rencontrent les élèves?
Ralentir, prendre le temps, laisser au pinceau le temps de déposer les pigments, ne pas s’inquiéter du temps que cela va prendre.
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Souvent dans le cadre d’un cours je réalise de petits modèles pour montrer comment je procède par exemple ici avec les plumes. Pour ce cours, j’ai séparé les deux coqs du modèle original.

Sources:
– Les peintres de Kyoto au XVIII siècle ou la peinture à l’époque de sa reproductibilité technique – SATO Yasuhiro
– An Illustrated Dictionary of Japanese-Style Painting Terminologie
– Kyōji TAKUBO,conseiller culturel du sanctuaire de Konpirasan – Osamu IKEUCHI

“Living in Aging” Yuko IMAI

Nihonga painter, Yuko Imai, is a 25-year old young woman who has touched me with the portraits of her grandmother. The depictions of her grandmother, outside of the politically correct codes of representations, testify to the reality of feelings yet also hints at the ambivalence of emotions. These images of her grandmother is at once, soft, humble, cheeky but also confronting and disturbing.
A present day reality represented in a painting style from which we can sense an undertone of ancient sourced inspiration.
I will now hand it over to Yuko Imai.


When people grow old, they do not simply. Sometimes, they release indomitable vitality.
Facing impending doom, their vitality is peeled bare, clinging desperately to the life.
I felt this when spending time with my grandmother, watching her life as she stood face to face with her imminent end.
By painting and looking at “old age,” and discovering through trial and error what “life” is, I realize that I too am destined to be
deeply fascinated with the process of life and death.
The lives of people are expressed through their wrinkles, the depth of their pupils, as well as the ends of their fingertips.
As someone living in the moment, in the now, I hope to develop my work to pursue the real essence of people I meet.

When I was a child my grandmother suffered a nervous breakdown when she lost her husband, my grandfather.
For the past six years, she has not “lived” aside from eating and sleeping. She now only lives through her own tenacity.
Her only reason for living is her attachment to the mortal body.
No matter what she transforms into, she insists on staying alive, if only to not die.

She discloses her desire to satisfy no one but herself.
Showing a cold glance to others and then a sympathetic smile to her grandchild, she expresses a mix of underlying emotions that are continuously interwoven and in conflict with one another.
The broken mirror in my work symbolizes a collapse in her rationality, and her inability to connect and relate with society.
Though I love her as my grandmother, the broken mirror also signifies my feelings of resentment towards her.

The theme, “Living By Aging”, ponders what it means to live a life.
Recently, Japan has become an aging country, and a trend of the elderly taking care of the elderly has been increasing, and in my opinion, the question of death now overshadows our thoughts on how tolive.
However, the events after the recent Tohoku Earthquake have shown us the power of mankind’s mortality.
I believe that by asking questions and thinking about life and our existence, we will form a new sense of values about humanism.
Yuko Imai

Uji, Visite à Mr Nakagawa, la fabrique de gofun

Nous avons rendu visite à Mr Nakagawa dont l’entreprise est située  à Uji, au sud de Kyoto.  Il nous  a très généreusement proposé de visiter sa fabrique de pigments et de nous accompagner ensuite au temple Ujigami et Byodo-en, deux sanctuaires inscrits au patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO.
Mr Nakagawa nous a d’abord reçu dans son bureau, dans lequel on peut découvrir sur des étagères tous les pigments qui ont fait le bonheur des peintres nihonga depuis des décénies.

Monsieur Nakagawa parle très bien l’anglais en tous cas mieux que moi. Je lui ai expliqué que nous étions un certain nombre à rêver trouver ses pigments en France, c’est pourquoi j’ai fait la démarche de les faire connaitre à des distributeurs tels que Laverdure, ou Sennelier.

Monsieur Nakagawa s’étonne presque que des occidentaux s’intéressent à ses produits. Dernièrement il a même eu la visite d’un journal allemand! Le journal Mare. Il faut dire que Kremer, distributeur allemand des pigments Nakagawa , en fin connaisseur de la beauté et de la qualité des pigments a su faire partager ces précieux produits sans peur de la concurrence alors qu’il produit par ailleurs lui même aussi ses pigments..

Les mystères du commerce font que les distributeurs français qui revendent par exemple du gofun, préfèrent le commander à Kremer plutôt que directement à Mr Nakagawa, multipliant ainsi par 3 ou 4 le prix d’origine. Allez comprendre…  J’ai appris ainsi que les pigments que Monsieur Nakagawa fournit à l’entreprise Kremer, sont conçus spécialement pour l’exportation, et répondent aux normes de sécurité européennes, ils sont donc exempts de toxicité.  Attention donc pour ceux qui achètent leur pigments au Japon, qui n’applique pas ces normes, de bien faire attention à certains pigments en particulier le vermillon naturel.

Sur les murs de son bureau sont accrochés des petits tableaux que l’on peut trouver en kit dans le commerce. En effet, dans sa volonté d’offrir au plus grand nombre la possibilité de gouter au nihonga, Mr Nakagawa a créé des kits pour créer de petits tableaux, composés d’un motif, de pigments minéraux, de pinceaux et de supports préparés: http://www.eokaku.com/japanese/02/japanese01.html

Je reprends ci-dessous un article très complet:

http://tucsoncitizen.com/morgue2/1999/02/12/166974-now-that-s-earth-tones/

L’entreprise familiale de Mr Nakagawa a démarré il y a plus de 100 ans, avec son arrière grand père.

Mr Nakagawa, raconte que son arrière-grand-père a commencé à travailler avec le gofun, le pigment blanc tiré de coquilles d’huître moulues.

Le Gofun, aussi appelé blanc de coquillage, a remplacé le blanc dans le maquillage du visage après que l’on découvrit que le blanc de plomb était toxique.

Les couches poncées et polies d’une laque de gofun opaque sont ce qui donne leur surface blanche lisse, luminescente et soyeuse aux poupées japonaises traditionnelles.

Le Gofun est aussi nutritif et peut être mangé mélangé avec des haricots blancs et du sel.

Après la Deuxième Guerre mondiale, le père de Mr Nakagawa a commencé à travailler avec des minéraux.

Azurite et malachite ont traditionnellement été utilisées dans la fabrication de pigments minéraux, mais Nakagawa Gofun Enogu Co. Ltd. Travaille maintenant avec 40 minéraux différents pour tirer 400 couleurs, avec des nuances basées sur la taille des grains.

La gamme de pigment Azurite s’étend d’une fine poudre de talc bleu pâle à un bleu roi brillant aux grains d’une taille 25 fois plus gros.

La société de Nakagawa, qui fait aussi des pigments synthétiques, réalise la gamme de couleur au cours d’un processus qui prend deux ans.

Un morceau de 650 livres d’azurite, par exemple, est d’abord cassé en morceaux plus petits, qui sont alors séparées par couleur ou nuances de couleur. Le processus est répété plusieurs fois, les morceaux de plus en plus petits sont écrasés et séparés.

Une nouvelle séparation est faite par lévigation répétée, qui implique le mélange des particules de roche avec de l’eau et de laisser reposer le mélange. Les particules plus grossières se déposent au fond.

Une roche d’azurite de 650 livres rapportera 65 livres de pigment de catégorie supérieure et 65 livres de pigment de la deuxième catégorie. Le reste est jeté.

“Nous produisons seulement la pureté. C’est pourquoi nous jetons les autres couleurs,” dit Mr Nakagawa.

En prenant un flacon de la taille d’une bouteille de pilules, d’une poudre bleu saphir faite d’azurite, il a évalué qu’elle est pure à plus de 99 pour cent.. Il aimerait dire 100 pour cent, mais il a admis qu’enlever tous les polluants est presque impossible.

Parmi les clients de Nakagawa on trouve l’artiste japonais Kaii Higashiyama, qui utilise beaucoup de malachite et d’ azurite dans ses œuvres

Sa peinture “l’Écho Vert” montre un cheval blanc dans une forêt luxuriante de pins bleu-vert.

“La Marée dans l’Aube,” une immense scène océanique de platine et d’or , a sa une place dans le palais de l’empereur au Japon.

Les artistes doivent faire attention de ne pas ingérer ou aspirer les pigments, dit il, mais “s’ils savent comment contrôler le pigment, ceux-ci sont très frais pour eux, et très nouveaux.”

Haruo Nakagawa vend des pigments à base de minéraux comme le grenat, le jade, le corail et Jasper. Les pigments sont utilisés pour faire des peintures naturelles, qui sont parfois utilisées dans la restauration d’art.”

Reprenons la visite:

Près des batiments de la fabrique s’élèvent des montagnes de coquilles. Les coquilles reflètent la lumière du ciel et nous sommes presque éblouies. Ces coquilles produiront le gofun.

Les coquilles resterons ainsi une dizaine d’année à l’air libre afin que se décompose toute la matière organique. Le temps accordé à ce processus fait toute la qualité de ce pigment. Cette coquille d’huitre est de l’espèce Itabo-gaki , on la trouve dans la mer intérieur du Japon: La mer Seto. Enfin aux dernières nouvelles elle serait en voie de disparition, et des études pour l’élever sont en cours. Monsieur Nakagawa ne semble pas inquiet de ce fait: il lui reste quelques dizaines d’années de stock, dit il… La coquille du dessus est d’une qualité plus fine que la coquille inférieure. On utilise les deux pour créer différentes qualités de gofun.

Nous découvrons les machines qui permettront dans un premier temps d’éroder les coquilles, de les broyer, et de les moudre avec des meules comme dans nos moulins à farine. Ci dessous une vieille meule en pierre qui n’est plus utilisée.


Les pigments sont décantés dans plusieurs bassins. Chaque affinage produit un pigment de plus en plus fin. Ainsi on produira différentes qualités de gofun


La pate formée sera étalée sur une planche de cyprès. L’ouvrier nous fait une démonstration et me propose d’en faire autant. Ce n’est pas compliqué il suffit de savoir faire les crèpes. Bon j’avoue, malgré mes origines bretonnes ce n’est pas mon fort et après une tentative, je préfère laisser faire le spécialiste.

Ces galettes seront entreposées en extérieur afin de les laisser sécher.


Les plaques de gofun sont ensuites décolées, puis stockées avant d’être réduites en poudre puis conditionnées.

Mr Nakagawa produit également des pigments de couleur en teintant artificiellement le gofun

La visite est terminée, nous revenons au bureau où je fais quelques achats. Monsieur Nakagawa me remets un catalogue et il m’offre en sus des pigments minéraux et le nouveau gofun qui ne nécessite pas d’adjonction de colle. Prêt à l’emploi, il suffit d’y ajouter de l’eau! Ici présenté sur le site nihonga100

Je n’aurai jamais de mots assez fort pour remercier Monsieur Nakagawa de son accueil et pour sa grande générosité qui n’a d’égal que sa simplicité.

Outre les deux articles cités cidessus, vous pourrez trouver des informations en français sur le gofun dans le livre de yiching Chen et en anglais dans le livre An Illustrated Dictionary of Japanese-Style Painting Terminology