Spirit of Rimpa School and Japanese Painting Aesthetics- exhibition at Yamatane Museum of Art

Special Exhibition:
Spirit of the Rimpa School
― The World of Poetry and the Aesthetics of Japanese Painting ―

9 February (Sat.) – 31 March (Sun.) 2013

Organized by The Yamatane Museum of Art and The Asahi Shimbun Company

(text from Yamatane Museum of Art)

The recent and still flourishing interest in Rimpa School arts has led to numerous exhibitions held both in and out of Japan where these works continue to captivate visitors. This trend has also led to a reconsideration of Rimpa from many different angles. This exhibition explores Rimpa and its antecedents and later influence in terms of waka poetry and the concept of decorativeness, presenting everything from the elegant Heian period calligraphies on decorated papers which influenced Rimpa formal aesthetics to Edo period Rimpa works themselves, and the later modernNihonga paintings that they influenced in turn.

 

Sakai Hōitsu, Autumn Plants and Quail (Important Art Object), Yamatane Museum of Art

A small exhibition catalog is available in the Museum Shop. 

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Peindre avec Ito Jakutchu 伊藤若冲

Ito Jakutchu (1716/ 1800) né à Kyoto, est un peintre qui a vécu au cours deuxième partie de la période Edo, une époque particulièrement riche en créativité. da2f7dd9ff3d76136716e18abcc7e4b7
Issu d’une famille de riches marchand, libre de toutes contraintes économiques et mêmes artistiques, sa formation a principalement dérivé de sources d’inspiration issues de la nature et de l’examen des peintures chinoises dans les temples Zen.

Il croyait que toutes les créatures vivantes avaient le «shinki» (Esprit de Dieu), et il a commencé à peindre pour le capter.

Certaines sources indiquent qu’il a peut-être étudié d’après l’oeuvre de Ooka Shunboku , un artiste connu pour ses peintures de fleurs et d’oiseaux. Bien qu’un certain nombre de ses tableaux représentent des créatures exotiques ou fantastiques, telles que les tigres et des phénix, il est évident à partir du détail et l’aspect réaliste de ses tableaux de poules et d’autres animaux qu’il a basé son travail sur l’observation réelle. Ses modèles sont des oiseaux qu’il élève dans son jardin dont un paon et un perroquet, très rare à cette époque, et diverses sortes de coqs.
Daiten Kenjō, supérieur du temple Shōkoku+ji, qui entretint une amitié profonde avec le peintre, nous transmet dans le texte «Ketsumei» gravé sur une stèle à la mémoire de l’artiste: «Il n’y a rien qui surpasse le fait de regarder les choses directement, et de faire fonctionner son imagination sur ce qu’on va peindre. C’est cela le plus important»
Par ailleurs , il est amusant de constater que certaines oeuvres plus fantaisistes ont pu être inspirées par des albums à dessin alors que la technique de l’estampe était en plein essor. En effet , dans sa série “le monde coloré des êtres vivants” on peut découvrir la représentation de coquillages étalés sur le sable dans une disposition loin d’être réaliste. Elle pourait avoir été inspirée par l’album “Dessins pour ranma” publié en 1734 par Ooka Shunboku, alors que Jakutchu avait tout juste 20 ans.
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Jakutchu travaillait donc en observant minutieusement la nature , mais il développa son style si original grâce également à la copie de peintures anciennes, en déformant les modèles et en les personnalisant.

Il est également tout à fait possible que le modèle, avec sa facture liée étroitement à la gravure sur bois aie facilité la stylisation de certaines des oeuvres de Jakutchu.

On peut d’ailleurs penser qu’il en fut autant pour un grand nombre d’oeuvres réalisées par les peintres de cette période, qui sont paradoxalement très souvent des copies de maîtres anciens. La raison est que les techniques de reproduction (l’estampe) ont contribué à l’apparition de nouveaux styles de peinture, grâce à une large diffusion des modèles, qui furent accessibles aussi bien aux autodidactes qu’aux étudiants des écoles, et aux artistes professionnels; mais aussi grâce à l’obligation pour le peintre de “copier sans copier”, de donner un caractère physique au modèle issu de procédés mécaniques, et donc de trouver des solutions plastiques pour transcender le modèle. C’est alors qu’apparaitra entre autres, la peinture au doigt (Shitogâ) et la peinture sous l’emprise de l’alcool (Suisaku).
Pour revenir au peintre Ito Jakuchu, j’ai pu découvrir grâce à mon amie Emiko un très intéressant documentaire qui lui était consacré sur la chaine japonaise NHK.

On découvre dans ce très beau documentaire, une exploration microscopique de quelques oeuvres de Jakutchu. En effet au Japon, pays à la pointe du point de vue technologique se trouvent les outils les plus perfectionnés du monde comme j’ai pu le découvrir lors de ma visite de l’Université Kibi .
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Pour commencer, l’étude de l’oeuvre “Érable et petits oiseaux” rouleau peint sur soie, montre grâce à l’observation avec un matériel de haute technologie, le procédé que le peintre a utilisé pour obtenir une vibration des couleurs.

Le peintre a utilisé le procédé “ura-gu” (coloration inversée):

L’application de l’ura-gu est limitée à la soie et principalement aux thèmes des figures, fleurs et oiseaux. La même couleur est appliquée sur l’envers puis sur l’endroit. Habituellement la même couleur est utilisée sur l’endroit et l’envers, mais cela dépend de celle utilisée sur l’endroit; une couleur différente peut être utilisée. L’application de l’ura-gu est considérée comme un style de peinture.

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Après avoir reproduit le procédé, on constate en comparant deux modèles peints avec coloration unique et coloration inversée, la manière dont se reflète la lumière sur les particules de couleurs.
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Il en résulte une vibration et une luminosité augmentée sur le modèle en coloration inversée.
Des années plus tard les impressionnistes et les pointillistes utilisèrent d’autres procédés dans leur quête de la lumière.
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Une autre oeuvre est ensuite l’objet d’une étude approfondie: “Le vieux pin et le phoenix blanc” est une peinture qui fait partie des 30 rouleaux de la série “le monde coloré des êtres vivants” comme le précédent.
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Cette fois l’arrière de l’oiseau au verso de la soie est recouvert de feuille d’or pour obtenir un effet translucide grâce à la finesse de la trame.
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Dans le cadre d’un cours j’ai proposé à une élève de travailler à partir d’une oeuvre d’Ito Jakutchu.
Mouki a choisi “les coqs”
Ce n’est pas réalisé sur soie mais sur papier japonais, les pigments sont des pigments suihi.
C’est un bel exercice et une occasion d’apprendre à travailler le plumage façon “écailles de poissons” comme le représentait le peintre.
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Quelle est la plus grande difficulté que rencontrent les élèves?
Ralentir, prendre le temps, laisser au pinceau le temps de déposer les pigments, ne pas s’inquiéter du temps que cela va prendre.
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Souvent dans le cadre d’un cours je réalise de petits modèles pour montrer comment je procède par exemple ici avec les plumes. Pour ce cours, j’ai séparé les deux coqs du modèle original.

Sources:
– Les peintres de Kyoto au XVIII siècle ou la peinture à l’époque de sa reproductibilité technique – SATO Yasuhiro
– An Illustrated Dictionary of Japanese-Style Painting Terminologie
– Kyōji TAKUBO,conseiller culturel du sanctuaire de Konpirasan – Osamu IKEUCHI

Brushes in Japanese Painting (Nihonga)

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Following Lucas’s post on pigments, here is an introduction to brushes used in Nihonga. Thank you Lucas for taking the time to write and share with us what has worked for you.

Would love to see an ongoing dialogue here and inputs from our readers on this topic.

Brushes in Japanese Painting (Nihonga) by Lucas Perez

Of course, half the joy of painting in the Nihonga style are the tools, primarily the brushes.   Japanese brushes are among the world’s finest for quality and specificity of use.  There are many makers, some of which date back generationally, hundreds of years.  The maker I favor for their high quality and reasonable cost is 不朽堂 (fukyudou) produced in the Yuushima area of Ueno in Tokyo.  Remember that in Japanese culture you need a specific tool for a specific job and this applies to brushes especially.

Usually the function of the brush is written in Kanji at the top end.  More specialized brushes include the 金泥用筆(kindeiyo fude) which is made from sheep fur and is used for the application of kindei or solid gold paint pigment.  Another useful brush is the 狼毛 (ookami ge, fox fiber ) or コリンス毛 ( Korinsu, sable fiber) which are used to achieve extremely fine strokes great for rendering fur or hair.  Japanese brushes are not hard to find in Japan and are sold at most art supply stores but the best store for variety and quality is definitely Fukyudou in Ueno.

Post-note by Eve

Akazawa Yoshinori, our contributor and Kyoto-based Visual Artist also recommends 中里 (nakasato) in the Kyoto area. You can read the different types of hair used for brushes on their site. http://www.kyoto-nakasato.com/material.htm

I did a quick check online for 宮内不朽堂 (kunai fukyudou) and for those of you not based in Japan, you can take a look at the brushes and prices off the Mifuya shop. Also here.

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For more photos, An Illustrated Dictionary of Japanese-Style Painting Terminology (Tokyo University of the Arts, 2010) lists 13 different type of brushes. Since I am not an artist myself, I’ll leave you to peruse those pages and to follow up on Lucas’s recommendations.