Sunaina Bhalla in Singapore

 Sunaina Bhalla is an artist based in Singapore. When she lived in Japan, she studied Japanese-style painting under Ohta Suiko sensei for 4 years and started   exhibiting in group shows in her fifth year. In 2002, she held a solo exhibition in New Delhi, sponsored by the Japan Foundation. Since her move to Singapore in 2003, her style and artistic journey underwent a shift into exploring social issues.

Check back for my interview with Sunaina.

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Some useful recipies from my Nihonga Courses

Sanzenbon nikawa recipe: Standard glue solution

For pigments: 20 grams* and 300cc water (adjust
to particle size and specific layer on painting)

* each stick is about 10 grams

Nikawa solutions vary as follows:
Finer pigment requires weaker glue
Coarser pigment requires stronger glue
Lower layer on painting requires stronger glue
Higher layer on painting requires weaker glue
More humidity and damp weather requires stronger glue
Less humidity and dry weather requires weaker glue
In summer months use weaker glue

Soak nikawa in warm water overnight or for a few hours. Transfer to a double boiler or crock pot (stove OK- just be careful not to boil as glue will lose its strength). Heat and stir to thoroughly mix. If the glue seems dirty it can be strained through a fine mesh strainer or through cheesecloth rubber banded to a jar or small bowl.
This glue will last in the fridge for about 5-7 days. It will smell when it is old and it will not feel sticky on your fingers when it is spent.

For applying leaf: make a 2% nikawa-80% water solution, apply three coats-last coat remains wet and then place leaf on

Dosa recipe:
For paper size: 1 tsp alum in 150cc very hot water to dissolve then mix
with 200cc nikawa solution. Dosa lasts for about 3-6 months as the
alum acts as a preservative.

Shufu nori recipie: paste for mounting
Mix 1 part wheat starch to 6 parts water in saucepan. Cook slowly to start, then turn the heat up a bit, then slow it down again, just keep it bubbling stirring all the time. It will turn from a milky color to a transparent color- losing its stiffness. Cook for another 10 minutes and then let it cool. Push the cooled paste through a strainer with a wooden spoon to get all lumps out then transfer to a paste bowl and mash with a paste brush (can use a stiff wallpaper brush) while adding a little water at a time to desired consistency. Will keep for a few days at room temp covered. When it smells or is moldy you will know when to toss it.

Nihonga Matériaux et techniques

Le nihonga est un style de peinture dans lequel on utilise les pigments minéraux (Iwa enogu) et de la poudre de coquillage (gofun), mélangé à du nikawa (colle animale).

Les principaux matériaux utilisés comme supports sont la soie, le papier, mais le bois et la toile sont parfois employés.

L’ agrandissement  d’un échantillon de nihonga montre des particules de pigment minéral relativement grossières enveloppées dans une couche mince de solution, fixée au support. La matière permet à la lumière de se propager grâce à un médium plus mince que celui de peinture à l’huile occidentale; c’est assez semblable dans la structure à l’aquarelle occidentale. C’est pourquoi, le Nihonga semble plus doux en couleurs.

Les techniques Nihonga, à l’origine importées de la Chine  vers le Japon avec le bouddhisme au milieu du septième siècle, ont été développées sous la forme pratiquée actuellement  vers la fin du huitième siècle. Bien que sous l’influence de culture étrangère, le nihonga s’est développé comme une forme de peinture avec des styles et techniques essentiellement propres au Japon. Cependant, le développement de shin-iwaenogu, ou des pigments artificiels (céramique) et des médiums synthétiques après la deuxième guerre mondiale a provoqué des changements significatifs : quelques peintres Nihonga donnent la priorité aujourd’hui à l’expression artistique, utilisant leurs techniques personnelles, plutôt que des méthodes de peinture traditionnelles.

Matériaux :

A : Support

La soie et le papier sont les principaux supports utilisés pour le nihonga.

Des panneaux en bois, du lin, parfois aussi les murs ont été utilisés. Mais à travers les âges, c’est le papier qui a eu la faveur des artistes. Le papier japonais, ou washi est fait à la main à partir d’écorce de kozo (murier), mitsumata (edgeworrhia papyrifera), et ganpi (Wikstroemia canescens). Les fabricants de papier ont travaillé avec les peintres pour développer de nouvelles qualités de papier en ajoutant de la fibre de ganpi pour un fini lustré et inventé des méthodes variées  pour transformer la pulpe de la fibre en papier afin d’avoir un résultat parfait.

Certains papier furent commercialisés, choisis et nommés par les peintres qui en eurent la préférence, comme le Taikanshi (Papier de Yokoyama Taikan) et Jipposhi (papier Araki Jippo)

La soie utilisée en nihonga est nommée « eginu », ou soie à peindre, elle diffère de la soie utilisée dans la confection de vêtements. Les fils de  soie sont trempés dans la pâte de riz ou une solution de cire végétale, pour augmenter la rigidité nécessaire au support de la peinture. En outre, le processus de « kinuta » au court duquel les fils sont battus avec un bloc en bois pour enlever la séricine (constituant de la soie) est omis, afin de préserver la rigidité de la soie (eginu).

Les exemples de nihonga sur lin sont rares. Quand les peintures murales étaient au plus haut de leur popularité, des cloisons de bois et des portes étaient utilisées comme support et l’art peint devint une partie de l’architecture.

nb :Les panneaux de bois (plaques votives) appelés « ema » qui étaient offerts au temple ou aux lieux saints pendant la période Edo, sont un autre exemple de peinture sur bois.

Les pigments

5 types de pigments ont été utilisés dans le nihonga  depuis la période Nara

1 – Les pigments minéraux naturels, comme le gunjo (bleu azurite), le rokusho (malachite vert), et shu (cinabre rouge), sont faits de minéraux.

Finement réduits en poudres divisées en différentes tailles de particules grâce à un processus de  lévigation, permettant de classer les diamètres des particules de 0,1 à 0,001 millimètres ;  plus la particule est fine, plus la couleur est claire.

Dans le passé il existait seulement quelques tailles de pigments, il y en a à présent une douzaine, numérotés dans l’ordre de la finesse.

2 – Les pigments naturels à base de terres, comme le odo (ocre jaune), taisha (hématite), bengara (ocre rouge), hakudo (argile blanche ou kaolin) et hakua (charbon), sont fabriqués à partir de terres et consistent en très fines particules de minéraux naturels  séparées par le processus de la lévigation. L’ocre jaune est universellement accessible. L’hématite ou ocre rouge est un oxyde de fer rouge naturel. L’ « oxyde de fer rouge » bengara peut être obtenu en brulant le roha (sulfate de fer verdâtre). Le charbon ou carbonate de calcium, et l’argile blanche, ou kaolin, sont obtenus à partir d’argiles minérales naturelles.

3 – Des pigments au grain fin incluent sumi, gofun (blanc de coquillage), jinzo-shu (vermillon synthétique), et entan (minium).

Sumi ou encre noire est issue du charbon obtenu de la combustion du bois de pin et de l’huile de colza.

Le charbon est pétri avec de la colle, modelé dans des formes diverses, puis lentement séché avec des cendres humidifiées.

Gofun (blanc de coquillage), un pigment blanc fait à partir de coquilles d’huitre et de clams, fut utilisé d’abord au cours de l’ère Muromachi. Les coquilles sont érodées, écrasées, mélangées avec l’eau, écrasées avec une meule en pierre. Les coquilles pulvérisées sont  * lévigées et séchées naturellement sur des palettes en bois.

4- Les pigments organiques enji (rouge de cochenille), too (gomme gutte jaune), et ai (indigo).

Enji, un rouge organique, est issu des sécrétions de larves d’insectes tels que la cochenille femelle. Le rouge extrait de bois de sappan et le carthame des teinturiers (ou faux safran) sont aussi utilisé sous le nom de enji en nihonga. La laque carminée  a été utilisée pour faire du enji synthétique, nommé yoko depuis le dix septième siècle.

Le gomme gutte (gamboge) est une gomme de  résine extraits de garcinias, arbres venus du sud est asiatique.L’indigo est une teinture organique issu des feuilles fermentées de polygonum tinctorum.

5 – L’or (kin) et l’argent (gin) sont utilisés sous la forme de placage (kindei et gindei) ou de feuilles. Les feuilles d’or japonaises sont les plus fines du monde. – 1/10,000 millimètres.

L’or est placé entre une feuille de papier  washi imbibé d’une solution de cendre et martelée en couche mince.

Le même procédé est appliqué à l’argent. Pour créer une variété dans la couleur, l’or, l’argent ou le cuivre sont mélangés dans des proportions différentes.

L’or de placage (gold wash) est fait à partir feuille d’or et de colle animale  mélangés puis écrasé dans de l’eau chaude.

*L’action de léviger consiste à réduire une substance en poudre, particulièrement par un procédé consistant à la diluer largement puis la laisser sécher.

Après la 2ème guerre  mondiale Les pigments artificiels ou synthétiques suivants se sont  développés, permettant la création d’une variété de couleurs :

1 – Shin-iwaenogu, ou pigments céramiques, sont fait de cristal artificiel. Colorés avec des composants métalliques, formés en blocs après mélange à haute température, permets de créer une variété de couleurs.

2 – Gosei-iwaenogu, ou pigments composites, sont faits de poudre de calcite blanche auxquelles des teintures synthétiques ont été ajoutées.

3 – Doro-enogu, ou argiles teintes organiques, sont des blancs de coquillage ou argiles blanches avec teinture synthétique.

C – Médium :

Le nikawa (colle animale) est un liant  utilisé depuis longtemps dans la peinture traditionnelle japonaise.

En hiver, les peaux d’animaux sont bouillies pendant environ quatre heures, le liquide extrait est alors versé dans un container et décanté en gélatine.

La colle, séchée et coupée en forme de bâtons, est appelée sanzenbon (Trois mille morceaux).

Après la guerre des médiums synthétiques comme l’acétate de polyvinyle  et la résine acrylique ont aussi été utilisés.

Article de Koyano Masako

Nihonga Transcending the past: Japanese-Style Painting, 1868-1968

(A suivre)

Traduction de l’anglais: Valérie Eguchi (Si une erreur s’était glissée, merci de nous en informer)